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# Posté le vendredi 26 juin 2009 10:42

ce quoi un crossdresser vous aller savoir

ce quoi un crossdresser vous aller savoir
Le cross-dressing (litt. habillement croisé) est l'acte qui consiste à porter les vêtements associés en général à un autre genre dans une société donnée.
L'utilisation de ce terme, les différents types de cross-dressing pratiqués dans les temps modernes et au long de l'histoire, une analyse de cet acte et des exemples historiques seront exposés dans l'article...................UTILISATIONQuasiment toutes les sociétés humaines à travers l'histoire font une distinction entre les genres masculin et féminin par le style, la couleur, ou le type de vêtement que les individus portent, et ont un ensemble de normes, opinions, ou même de lois[1] définissant quel type de vêtements est approprié pour chaque genre.

Le travestissement, parce qu'il va à l'encontre de ces normes, peut être considéré comme une attitude transgenre. Toutefois, ce n'est pas systématique ; une personne qui pratique le cross-dressing ne s'identifie pas nécessairement à un genre différent de celui qui lui a été attribué à la naissance.

Le terme « cross-dressing » désigne l'acte de s'habiller avec les vêtements d'un autre genre, et n'induit aucune cause à ces actions (transgendérisme, homosexualité, jeu...). Certaines personnes associent systématiquement le cross-dressing au transgendérisme, à la sexualité, au fétichisme sexuel ou à l'homosexualité.

Toutefois, dire d'une personne que c'est un travesti suggère que le cross-dressing qu'il pratique est habituel et ainsi ce terme peut être employé comme impliquant un transgendérisme.
Différents cross-dressings [/s]
Il y a de nombreuses sortes de cross-dressings, et de nombreuses raisons pouvant mener une personne à le pratiquer[2]. Les hommes comme les femmes peuvent pratiquer le cross-dressing afin de masquer leur identité réelle. Certaines personnes pratiquent le cross-dressing pour leur confort personnel ou pour des raisons esthétiques. Elles ont une préférence pour un style de vêtements qui est associé uniquement au sexe opposé. Dans ce cas, leur cross-dressing peut être ou ne pas être apparent. Certaines personnes pratiquent le cross-dressing dans le but de choquer ou de défier les normes sociales

Des troupes de théâtre composées de membres d'un seul sexe comportent souvent des acteurs pratiquant le travestissement afin de pouvoir interpréter des rôles écrits pour des membres de l'autre sexe. Le travestissement scénique, particulièrement l'image d'hommes portant des robes, est souvent utilisé pour créer un effet comique. En anglais, drag est une forme particulière de spectacle artistique basée sur le cross-dressing.


Rrose Sélavy, ici photographiée par Man Ray, était le double de Marcel Duchamp. 1921Une drag queen est un homme qui joue un rôle de personne exagérément féminine, dans un costume sophistiqué souvent constitué de robes très voyantes, de bottes très hautes, d'énormément de maquillage et d'une longue perruque. Une drag queen peut imiter des rôles de femmes célèbres, de pop-stars ou, comme RuPaul, jouer son propre rôle de femme excessive.

Un drag king est une femme qui joue un rôle exagérément masculin, ou qui imite un acteur ou un chanteur. Certains transsexuels FtM peuvent aussi se désigner comme des drag kings, bien que cet usage soit considéré comme imprécis par certains. Au cours de l'histoire, certaines femmes, comme Catalina de Erauso, ont pratiqué le cross-dressing afin d'accéder à des emplois exclusivement masculins, ou presque, tels que les carrières militaires. De la même façon, certains hommes ont pratiqué le cross-dressing afin d'éviter le service militaire.

Les personnes transgenre en transition ou ayant complété leur transition ne sont en général pas considérées comme accomplissant un travestissement. Ainsi, un transsexuel qui a achevé sa transition n'est certainement pas considéré comme travesti, à moins qu'il ne porte des habits du genre opposé à celui qu'il s'est assigné par sa transition. On peut considérer de la même façon les transsexuels avant leur opération.

Un fétichiste travesti est une personne (le plus souvent un homme hétérosexuel) qui s'habille avec les vêtements de l'autre genre comme fétiche sexuel. Le terme underdressing est utilisé par les cross-dressers de sexe masculin pour décrire le fait de porter des sous-vêtements féminins sous des vêtements masculins. Le célèbre réalisateur de films à petit budget Ed Wood affirmait qu'il portait des sous-vêtements féminins sous son uniforme de militaire durant la Seconde Guerre mondiale.

Certaines personnes pratiquant le cross-dressing peuvent le faire pour se faire passer pour une personne de l'autre genre, allant jusqu'à reproduire les manières, la façon de parler, et les caractéristiques physiques sexuelles de l'autre genre. On appelle cela « passer » ou « essayer de passer » selon le degré de ressemblance atteint. Une personne se rendant compte qu'une personne pratique en fait le cross-dressing a, selon la terminologie anglo-saxonne, « lu » (read) cette personne. Il existe des livres et des magazines traitant du cross-dressing, expliquant comment un homme peut ressembler à une femme.[3]

Parfois, l'un des deux membres d'un couple hétérosexuel peut porter les vêtements de l'autre pour l'exciter. Par exemple, l'homme peut porter les jupes et la lingerie de la femme, et/ou la femme peut porter les caleçons ou divers autres vêtements de l'homme.

D'autres peuvent choisir d'avoir une approche mélangée, adoptant certains traits féminins, et d'autres masculins. Par exemple, un homme peut porter une robe et une barbe. Cette pratique est parfois appelée, selon la terminologie anglo-saxonne, genderfuck.

Vêtements
La réelle détermination du cross-dressing est plutôt sociale. Par exemple, dans les sociétés occidentales, les pantalons sont devenus un vêtement autant féminin que masculin, et le fait pour une femme de porter un pantalon n'est pas considéré comme du cross-dressing. (Au début du XXe siècle, le Préfet de la Seine Louis Lépine avait émis un décret interdissant le travestissement, qui interdisait le port du pantalon aux femmes, preuve que ce phénomène est récent). Dans les cultures où les hommes portent traditionnellement des vêtements similaires aux jupes comme le kilt ou le sarong, ces vêtements ne sont pas considérés comme féminins, et porter ce genre de vêtements n'est pas considéré comme du cross-dressing masculin. Ces sociétés se mondialisant de plus en plus, les hommes et les femmes adoptent un style vestimentaire associé à d'autres cultures, plus global.

Il était autrefois tabou, pour les femmes dans les sociétés occidentales, de porter des vêtements associés au genre masculin. Le cross-dressing est explicitement décrit comme une "abomination" dans la Bible, au livre du Deutéronome (22:5). Ce n'est plus le cas aujourd'hui, et la plupart des femmes occidentales portent des pantalons, des cravates, et des chapeaux masculins. Toutefois, de nombreuses cultures autour du monde interdisent encore aux femmes de porter des pantalons ou d'autres vêtements traditionnellement masculins.[réf. nécessaire]

Le cosplay est aussi inclus dans le cross-dressing, car certaines femmes peuvent désirer s'habiller en personnage masculin, et vice-versa (Crossplay). La contention de la poitrine (pour les femmes) n'est pas inhabituelle et est le plus souvent requise pour pouvoir s'habiller en personnage masculin.

Presque partout dans le monde, le fait pour un homme de porter des vêtements traditionnellement féminins est toujours socialement réprouvé, bien que ces vêtements soient acceptés dans certains contextes traditionnels (comme pour le kilt écossais). A l'occasion, on (par exemple, les créateurs de mode) promeut l'acceptation de la jupe comme un vêtement masculin autant que féminin. Les personnes pratiquant le cross-dressing se plaignent du fait que l'on autorise les femmes à porter des vêtements masculins (des jeans, par exemple) alors que l'on condamne tout homme voulant porter des vêtements féminins.

Bien que la plupart des personnes de sexe masculin pratiquant le cross-dressing s'habillent en femmes adultes modernes, certaines s'attachent à des sous-cultures impliquant le port de vêtements de petite fille ou anciens et démodés. Certains de ces hommes témoignent qu'ils aiment s'habiller de la manière la plus féminine possible, ainsi ils portent des robes froncées lacées et dotées de rubans, ainsi que des jupons, corsets, porte-jarretelles avec des bas nylon.[4]


Difficultés sociales
Les hommes pratiquant le cross-dressing commencent souvent à porter des vêtements féminins durant l'enfance, portant les vêtements d'une s½ur, de leur mère ou d'une amie. S'ils pratiquent le cross-dressing secrètement et se font découvrir, particulièrement par l'un des membres de leur famille, ils se font en général réprimander et se voient interdire cette pratique, sauf si les parents les laissent faire. Certaines mères affirment qu'elles ont laissé leurs garçons pratiquer le cross-dressing et que, dans de nombreux cas, ils arrêtèrent d'eux-mêmes devenus plus âgés. Il semble que quand un garçon se voit interdire le cross-dressing, il essaiera le plus souvent d'arrêter, mais recommencera plus tard. Le même schéma se reproduit souvent à l'âge adulte, quand l'homme se voit confronté à une femme ou une petite amie. Les personnes mariées pratiquant le cross-dressing ressentent une grande anxiété et culpabilité si leur épouse s'oppose à leurs pratiques. Les personnes pratiquant le cross-dressing peuvent devenir obsédées par le port de vêtements féminins ou souffrant de TOC, si ce n'est dépendantes. Certaines personnes se débarrassent de tous leurs vêtements féminins, une pratique appelée "purging" (la purgation) mais se recréent une collection plus tard.[5]


Répression
Dans certains pays, le fait de porter des vêtements de l'autre genre est un délit. Ce fut le cas en France, dans le département de la Seine, par un arrêté préfectoral de Louis Lépine, au début du XXe siècle.


Analyses

Femmes pratiquant le cross-dressing [modifier]
Le travestissement des femmes a été moins étudié - ou mieux accepté - que celui des hommes, au cours de l'histoire. Toutefois, il existe de célèbres exemples historiques de femmes ayant pratiqué le cross-dressing (voir ci-dessous).

Dans les sociétés occidentales modernes, le cross-dressing chez les femmes est plus difficile à identifier parce que le port de vêtements traditionnellement masculins est devenu socialement acceptable pour les deux genres, laissant très peu de vêtements exclusivement masculins. Une femme peut même porter des chemises, pantalons, sous-vêtements masculins sans que cela soit remarqué ou considéré comme du cross-dressing, car des vêtements très similaires sont fabriqués pour les femmes.

L'acceptation sociale joue un rôle important dans le faible nombre perçu de femmes pratiquant le cross-dressing, pour la simple raison qu'il est bien plus socialement acceptable pour une femme de porter des vêtements masculins que le contraire. Ainsi une femme portant des jeans usagés et une chemise de plaid n'attire pas l'attention plus que cela, alors qu'un homme portant une robe et des talons est tout de suite repéré comme pratiquant le cross-dressing. Depuis la création du mouvement féministe, les femmes sont bien moins tenues d'affirmer leur identité de genre à travers un mode de vie et un code vestimentaire, leur laissant la possibilité d'affirmer leur féminité tout en n'étant pas contraintes à correspondre à l'idéal féminin, comme c'était le cas dans les temps passés. Les hommes quant à eux sont encore soumis à ces contraintes sociales qui existaient avant le féminisme. Ainsi, les hommes doivent correspondre autant (si ce n'est plus) aux mêmes standards de masculinité que dans le passé, et avoir un comportement ne correspondant pas à son genre est pour un homme socialement tabou. Ainsi, la raison pour laquelle il est très difficile d'obtenir des statistiques sur les femmes pratiquant le cross-dressing est que la limite entre ce qui est du cross-dressing et ce qui ne l'est pas n'est pas nette, contrairement à celle, bien définie, chez les hommes. Ceci est l'un des nombreux problèmes soulevés par le mouvement masculiste, le pendant masculin du mouvement féministe.

En Albanie[6], dans la société musulmane traditionnelle du nord du pays, une femme peut « devenir un homme » et s'habiller en tant que tel, en cas d'absence d'autorité masculine, indispensable dans une société traditionnellement patriarcale. Ceci arrive souvent en temps de guerre et surtout du fait du kanoun, le code d'honneur albanais qui impose des strictes règles de vendetta : la loi du Talion impose de venger un meurtre par un meurtre et décime la gent masculine de certaines familles. La femme qui décide de prendre le rôle de pasha, ou chef de clan, revêt des habits d'hommes et est investie de toutes les prérogatives attachées à ce rôle : prier à la mosquée avec les autres hommes du village, porter une arme[7], gérer la terre, accorder sa bénédiction aux mariages de ses neveux et nièces. Ses obligations sont au nombre de deux : respecter un strict célibat - elle doit être et rester vierge - et, en cas d'homicide dans la famille, venger le meurtre selon les règles du kanoun. Les interdits qui leur sont imposés sont les mêmes que ceux imposés aux hommes et résumés par l'une d'entre elles : « je ne peux pas faire le ménage, je ne peux pas cuisiner ni m'occuper du linge. » Appelées « oncle », par les membres plus jeunes de la famille, elles ne sont pas, en revanche, forcées ou tenues de changer de nom.


Le point de vue psychanalytique classique [modifier]
L'opinion traditionnelle psychanalytique sur le cross-dressing met en exergue le rôle du tabou dans ce comportement. Seuls les objets interdits à un sexe seraient appropriés au cross-dressing, et ainsi, il ne s'agit pas de l'association générale d'un objet à un sexe ou l'autre mais l'interdiction pour l'autre sexe de l'utiliser qui apporte une satisfaction à travers le cross-dressing, dans un fétichisme quant à cela. Selon cette théorie, comme certains de ces objets sont devenus acceptables pour les deux sexes (comme une cravate masculine sur une femme, qui est devenue acceptable dans les années 1970), ils ne sont plus appréciés par les cross-dressers.


La difficulté pour donner des motifs au cross-dressing [modifier]
Quand on se réfère à des données historiques (minutes de procès), dans lesquelles le cross-dressing n'est pas lié clairement à un évènement spécifique (comme une évasion ou un déguisement), il est en général impossible de savoir clairement quels étaient les motifs pour la pratique du cross-dressing. Cette information était rarement enregistrée ou préservée. Les documents qui en traitent sont en général soit des minutes de procès (dans lesquelles la personne pratiquant le cross-dressing tendrait à faire des déclarations pour essayer de minimiser sa punition) ou des témoignages de tierces personnes qui ne comprenaient pas nécessairement correctement les motivations de l'acte. De plus, les personnes pratiquant le cross-dressing au cours de l'histoire n'étaient pas nécessairement en mesure de s'identifier comme homosexuelles, transgenre, transsexuelles ou travesties tout simplement parce que ces classifications n'avaient pas de nom ou n'étaient pas reconnues à leur époque.

Il peut être tout aussi difficile d'être certain des motivations des personnes pratiquant le cross-dressing de nos jours. La seule preuve concrète de motivation est le témoignage de la personne elle-même. Et encore, il n'est pas toujours sûr en lui-même, car il existe des exemples de personnes donnant une cause à leur pratique du cross-dressing, et se rendant compte plus tard qu'elles agissaient ainsi pour une autre raison. Un exemple typique est celui d'une personne transsexuelle qui attribue d'abord sa pratique du cross-dressing à du fétichisme quant au travestisme (pour les MtF) ou au fait que les vêtements masculins soient plus pratiques (pour les FtM).

Une autre raison pouvant expliquer la pratique du cross-dressing est le Syndrome d'Inversion Sexuelle, de Freud.[8]. Une personne atteinte de ce syndrome est convaincue qu'elle appartient à l'autre sexe, physiquement

# Posté le mercredi 20 mai 2009 15:47